Lectures·Littérature classique

[Critique] L’épopée de Gilgamesh

L’épopée de Gilgamesh, Pierre-Marie Beaude, Gallimard Jeunesse, textes classiques, folio junior, illu. de Rémi Saillard, 125 pages.

                Aujourd’hui c’est un classique, un classique raconté pour les enfants. Pour la petite histoire, j’ai eu cette œuvre à lire pendant mon Master de Lettres. C’est un cadeau de notre professeur (oui il en avait acheté à tout le monde !). Très réticente, je me suis quand même à la lecture. Elle était rapide et la curiosité a pris le dessus. Alors je me suis mise à l’Epopée de Gilgamesh.

              Dans cette version, ce texte est expliqué, enfin « adapté et raconté » qu’ils disent, par Pierre-Marie Beaude. Professeur à l’UFR Sciences Humaines et Arts de l’Université Paul Verlaine à Metz (actuellement Université de Lorraine), il est, entre autre spécialisé personnellement dans la littérature jeunesse. Il travaille aussi sur le judaïsme et le christianisme anciens (spécialités professionnelles). En plus d’écrire des œuvres de recherche, il a commencé une œuvre romanesque pour la jeunesse et a commencé par écrire des articles pour le journal Okapi. Ayant beaucoup voyagé pour ses recherches, il est très bon connaisseur des personnages anciens.

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              Source :  http://www.babelio.com/users/AVT_Pierre-Marie-Beaude_9058.jpeg

          C’est pourquoi, faire une œuvre sur Gilgamesh n’étonne guère. Mais qu’est-ce que Gilgamesh ? Un titre ? Un personnage ? Si l’on en croit les informations sur la vie de l’auteur qui raconte cette histoire, cela relate sûrement la vie de ce personnage ancien. Gagné ! L’épopée de Gilgamesh est un des récits littéraires les plus anciens, rédigée au commencement sur douze tablettes anciennes en Babylonie, dans la langue akadienne, du XVIIIè ou XVIIè siècle av. JC. Plusieurs rapprochements ont été faits avec Les douze travaux d’Héraclès, bien que le texte soit plus ancien que le récit d’Homère.

                  Bref. Revenons-en au récit. Voilà un résumé très rapide (puisque l’œuvre en elle-même n’est pas grande) :

        Transformé par son amitié avec Enkidou, l’homme sauvage, Gilgamesh, roi tyrannique, se lance dans un périlleux voyage en quête de l’immortalité. Le récit de ses exploits est le plus ancien texte de l’humanité.

Source : Gallimard jeunesse, textes classiques

                Etant pour les enfants, l’œuvre est bien écrite avec un style simplifié mais efficace. L’histoire est racontée d’une façon pédagogique, d’une telle façon que même nous, en Master de Lettres, nous apprécions cette simplicité. Très facile à comprendre, l’épopée de Gilgamesh reprend un personnage qui est le héro, Gilgamesh, qui avant de rencontrer Enkidu (homme sauvage devenu civilisé par Beauté-la-joie), civilise aussi ce roi tyrannique. Sa morte le rendra fou et il entrera dans une quête vaine encore d’actualité dans certains récits littéraires ou figures (tels que le vampire par exemple) : l’immortalité.

                En soi, il reprend des thèmes d’une origine, texte étant également à l’origine de la littérature et des arts, du passage de l’homme sauvage à l’homme civilisé (Enkidu), de l’incivilisé au civilisé (Gilgamesh), du pouvoir du désir et de la séduction (Beauté-la-joie) et des obstacles que l’on peut rencontrer sur le chemin de la vie (Gilgamesh pour atteindre l’immortalité). Une œuvre qui explique bien des valeurs que les enfants comprendront, vaillamment illustré par un texte véridique et ancien. La culture commence par là, l’avenir c’est les enfants, alors cette initiative est plus que nécessaire. C’est une lecture rapide que je conseille à toutes personne curieuse, ça ne prendra que deux heures de votre temps, alors pourquoi pas ?!

Citation :

« Gilgamesh était le plus beau de tous les enfants des hommes. Son père s’appelait Lugalbanda. Sa mère était la divine Ninsouna, une femme belle et fière, qui avait le pouvoir magique de faire obéir les buffles sauvages. C’est pourquoi on l’a surnommait « la bufflesse ». Avec le lait dont elle nourrit son fils, elle lui transmit la force des buffles. Sans cette force reçue de sa mère, aurait-il eu le courage de franchir des montagnes, de s’aventurer dans les régions que le soleil n’éclaire jamais, de franchir la mer immense ? Oui, le roi Gilgamesh était bien né. Une puissance et une beauté inégalables, voilà ce qu’il avait reçu dès la naissance en héritage. »

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