Lectures·Littérature contemporaine

[Critique] « Au secours, il veut m’épouser ! » d’Agnès Abécassis

Au secours, il veut m’épouser !, Agnès Abécassis, Calmann-Lévy, Livre de poche, 2007, 285 pages

       Si vous vous souvenez, il y a quelques jours, j’ai présenté un genre littéraire que je venais de découvrir : le « chick-lit ». Fouillant dans ma bibliothèque de livres à livre, j’en ai trouvé un rose assez girly, avec un titre assez évoquant : « Au secours, il veut m’épouser ! » (Agnès Abecassis).

     Après mûre réflexion pour me rappeler de lointains souvenirs des circonstances de l’acquisition d’un pareil objet, je me suis rappelée que je l’avais eu en cadeau lors d’une commande de livres assez importante sur Amazon (j’étais jeune et bête ah ah). Je l’avais rangé dans ma bibliothèque sans grande ambition, me disant que si un jour je m’ennuie et que je n’ai plus rien à lire, j’en profiterai sûrement. Et voilà, j’avais enfin l’occasion de lire cette étrangeté pinky color.

Résumé :

Toutes les filles rêvent-elles de se marier ? Oui…

Sauf celles qui l’ont déjà été ! Déborah vit avec Henri, son nouvel amoureux. De nature enjouée, elle a un caractère facile, si l’on excepte son goût pour les commérages intempestifs ou sa jalousie de pieuvre. La moindre femelle qui s’approche de son homme, et elle perd tout contrôle: c’est la scène de ménage assurée! Malgré tout, Henri le blagueur est amoureux de son impétueuse compagne. Alors, entre deux taquineries, il lui glisse des allusions sur le mariage. Mais pour Déborah, plus question de rigoler. Le mariage, elle connaît, elle a déjà essayé. Où trouver dans ce cas des exemples qui la rassurent ? Auprès de son amie Daphné, jeune mariée enceinte dont la belle-mère horripilante se mue soudainement en grand-mère envahissante ? Ou auprès de Roxane, ancien top-modèle désormais taille 44, tiraillée entre couches sales, mari pantouflard et nostalgie de sa gloire passée ? Devant ces exaltantes vies de femmes baguées, Déborah va-t-elle tout de même sauter le pas et accepter la demande d’Henri ? Entre soirées pyjama délirantes avec les copines et récits débridés du quotidien, la vie hilarante de Déborah ne laisse aucune place à la morosité !

Source : Babelio.com

        Alors, je ressors de ma lecture avec un avis mitigé. Je ne pense pas vraiment que ce soit le genre qui me gêne. De temps en temps, ça fait du bien de se caler avec deux petits carrés de chocolat noir, un thé et un livre de filles pour se détendre ! C’est une lecture que je réitérerai volontiers. Un roman de filles, un roman de femmes qui reprend tous les stéréotypes et moment de la vie pour en faire une satire dans une œuvre condensée, avec une pointe d’humour de préférence.  Je suis contente d’avoir pu découvrir ce genre et aussi et surtout, je peux enfin donner le nom à cette saga que j’ai lue par curiosité : 50 nuances de Grey de E.L James.

         En ce qui concerne l’œuvre d’Agnès Abecassis, oui je suis un peu mitigée. J’ai vraiment aimé lire ce roman, ça a été un moment de plaisir et j’assume totalement le faire de dire que, même si je n’ai pas d’enfants, je me suis un peu identifiée à Deborah. Certains moments me rappelaient des moments que j’ai passés aussi. Cet aspect de la vie quotidienne et de l’universalité de la relation (en gros les stéréotypes hein) est intéressant et constitue une grande partie du plaisir de lire ces livres.

           De l’humour et des références en veux-tu en voilà tout au long de l’œuvre, la majorité m’ayant fait sourire, même si la bonne humeur qui irradie de cette écriture fait du bien à la lecture. Et puis, Agnès a un style bien à elle, complété par les obligations du genre, qui est facile à lire et appréciable.

            L’utilisation des citations pour décrire ou résumer le chapitre qui va suivre est intéressante et très plaisant. Cela permet aussi de rajouter un caractère humoristique. Si on prend la première : « Quand Adam, le premier homme, rentrait chez lui tard le soir, Eve comptait ses côtes, pour le cas où on aurait encore utilisé une d’entre elles. »

          Cependant, je trouve que l’auteur écrit beaucoup trop dans les clichés et c’est beaucoup trop « surjoué ». Certaines réactions seraient prises pour de l’hystérie si elles étaient reproduites dans la vraie vie. Et puis, je trouve que la fin est vraiment loupée à mon goût mais je ne m’étalerai pas là-dessus.

         Le choix d’écrire certaines parties comme un journal intime est un peu lourd par moments, même si cela permet de s’identifier encore plus et d’entrer dans la tête du personnage principal.

        En bref, malgré quelques points négatifs, j’ai apprécié cette œuvre et j’ai passé un bon moment à sa lecture. J’ai souris, j’ai ris parfois (mais ce fut rare). Une œuvre que je conseille si l’on veut passer un bon moment, mais pas pour entrer dans ce genre si l’on ne le connaît pas. Pour découvrir ce genre, je conseillerai une œuvre un peu plus humble avec un peu moins d’idées stéréotypées. Mais c’est tout de même une lecture qui détend et à laquelle on prend plaisir !

9782253122074

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