Lectures·Littérature contemporaine

[Critique] Rose Morte – La Floraison (Tome 1), Céline Landressie.

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Titre : Rose Morte – La Floraison 

Auteur : Céline Landressie

Traducteur : /

Edition : L’homme sans Nom (Milady format poche)

Collection : Bit-lit

Prix : 7.90 euros

     Aujourd’hui je vous présente qui me tient particulièrement à cœur : le fantastique et plus particulièrement la figure du vampire en littérature. Rose Morte est un roman entrant dans le sous-genre appelé « bit-lit ». La bit-lit, comme elle le laisse sous-entendre est un genre de la romance mais avec des vampires (bit voulant dire « mordre »). Ce terme, inventé par les éditions Milady, est très proche de la chick-lit que je vous avais présenté déjà mais contenant des vampires.

Résumé :

                « France, fin du XVIème siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
       Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d’Artus de Janlys.
Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle… »

Source : babelio

     Ce roman était une lecture commune avec Audrey du blog Le coin d’Audrey que j’ai faite avec plaisir. Une très belle découverte qui fut faite par hasard. En effet, à la recherche d’une saga fantastique j’ai fouillé dans les rayons d’une librairie et curieuse (j’avais surtout flashé sur la couverture) je l’ai pris. Il entrait dans ma PAL.

     Comment dire ? Par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire sur cette œuvre. Un roman vampirique comme je n’en avais pas lu après Anne Rice. L’aspect historique donne un côté véritable au mythe et accentue l’intérêt de l’intrigue. Les dialogues et le style historique sont utilisés à merveille. On sent un gros travail de recherche en amont et une rédaction soignée. Elle connait le mythe et ça se sent. Les différents indices révélant l’identité d’Artus sont disséminés avec soin et aucune fois le terme « vampire » n’est écrit. « Monstre » oui, mais pas vampire. Comme si elle voulait éviter cette étiquette. Le vampire est un démon parmi tant d’autres qui a fait peur de longues années. Un monstre, pas une mode.

     Beaucoup de similitudes avec Dracula, les « symptômes » du mythe et l’invention d’un personnage caractéristique, mystérieux et charismatique surtout. Le conte de Janlys, Artus pour les intimes, est LE personnage de la série, et qui, ensemble avec Rose, forme le couple le plus brillant de la série. Beau, mystérieux, impossible à comprendre et ses choix souvent critiqués par la femme qu’il aime. Elle, forte, audacieuse et amoureuse. Charlotte, naïve et modèle de mondanité, joue le contraste et permet de plus mettre en valeur le personnage de Rose. Un jeu de caractère brillamment filé.

     Et le vampire en lui-même ! Cela faisait tellement longtemps que je n’avais plus reconnu la figure comme je la connaissais et l’appréciais, digne d’Anne Rice ou de Bram Stoker. Un monstre avide de sang qui tue pour survivre. UN MONSTRE. Un vampire est FORCEMENT négatif et fait peur. Un VAMPIRE n’est pas gentil, il est mesquin, vil et sadique (non, aucune référence à une saga ayant fait fureur précurseur de la bit-lit…). L’ambivalence du mythe, fascination/dégoût, est bien présente. Les crocs et la violence également. L’aspect érotique lors de la morsure aussi. Ce qui m’a paru assez innovant c’est la façon dont Céline Landressie dresse le portrait moral du vampire : un monstre dans son esprit qui se réveille lorsqu’il est menacé ou lorsqu’il a soif. Un démon qui prend le contrôle de son corps et qui tue à sa place. Un monde avide de sang. Le corps, l’humain qu’il a été, n’est qu’une enveloppe charnelle, un contenant. En bref, le mythe est parfaitement présenté et redore le blason de cette littérature tant négligée ces dernières années (Merci Twilight).

      Pour toute personne aimant le fantastique et s’intéressant au vampire, cette œuvre est faite pour vous. La romance donne un plus mais n’est pas le centre de l’histoire. Rose qui prend son destin en main, oui.

Extrait :

« Puis ce fut elle… Rose… parée de sa dispendieuse tenue de bal, entourée d’une foule floue et terne comme une antique peinture dont les peintures auraient passé, elle dansait au bras d’Adelphe une gracieuse pavane. Gagnée par un indéfinissable trouble, Rose chercha à retenir cette vision, mais les vapeurs écarlates où elle baignait commencèrent à s’éparpiller, révélant les murs d’un palais colossal. »

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6 réflexions au sujet de « [Critique] Rose Morte – La Floraison (Tome 1), Céline Landressie. »

  1. Une excellente saga qu’il faudrait absolument que je poursuive. Et je suis totalement d’accord avec toi par rapport à son utilisation du mythe du vampire, c’est ce qui m’avait plu alors que je commençais à me lasser de la bit-lit (^-^)

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  2. Le vampire est parfaitement mis à l’honneur, contrairement à ceux qui brillent à la lumière ! Un bon vieux vampire comme on les aime 🙂
    Pour ton hypothèse sur Lady Mary, ça peut se tenir, à voir si l’on en découvre un peu plus par la suite ☺ Et pourquoi pas lire le tome 2 ensemble ?

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, je voulais te proposer pour le tome 2 mais je n’osais pas xD On a qu’a faire ça oui 🙂
      Le tome 2 décrit peut-être la jeunesse de Rose et comment sa mère la traitait ? Ou peut-être qu’un événement l’a rendu comme cela. A voir.

      J'aime

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