Chroniques

{Chronique} Mortes Maisons, Jacques Mercier

mortes

Titre : Mortes Maisons

Auteur : Jacques Mercier

Editeur : Ikor Editions

     Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Ikor pour m’avoir envoyé ce livre pour en parler.

      Dans ce recueil, on erre de maisons en maisons et on découvre le destin de leurs habitants ou futurs habitants. A travers ces récits courts plein de surprises, on fait la connaissance de divers personnages, tantôt dans la fleur de l’âge, tantôt passionnés. Une lecture amusante et qui fait voyager au-delà de la réalité. Le genre fantastique de ce recueil se dissimule au fil des pages, l’irréalité l’emporte sur la réalité d’un quotidien morne. Dans ce livre, la maison, objet d’ordinaire inanimé, est le personnage central. Elle est le témoin d’une intimité familiale, de trahison ou simplement de l’amour d’un couple. C’est le point d’ancrage de toutes les histoires.

     La structure de ce recueil se dévoile au fur et à mesure de la lecture. On entre dans les manoirs, maisons inhabités, pour finir sur des maisons modernes, pleines de vitres. Comme si elles voulaient révéler les secrets qu’elles gardent tant entre leurs murs. La lecture nous emmène dans un voyage à travers le temps. On s’en rend compte à la plume de l’auteur, une écriture élégante mais un brin moderne. Cette sensation de faire du passé une modernité.

     Mais ce n’est pas tout. La maison est source de malédiction. Elle détient en son sein un pouvoir de vie ou de mort sur les personnes qui osent s’y aventurer. Elle est indomptable, échappe à la propriété par certains moments, abrite de très lourds secrets à d’autres. Aucune issue n’est possible. La malédiction a commencé dès qu’on franchi le seuil. On en vient même à se demander si la fatalité n’est pas le caractère principal de cet endroit si mystérieux et révélateur à la fois ?

     La mort, la violence, la trahison se mêlent au désir et à la passion. La maison, comme mère protectrice, est aussi matérialisation du désir. La femme est également beaucoup représentée comme un symbole de beauté et de sensualité, aussi immatérielle que la maison. Aussi inaccessible que celle-ci. La femme est vue comme objet de désir et centre de la passion, comme si son caractère humain était occulté. Un échange de statut entre elle et les maisons, qui elles, ont une âme dans ce recueil.

     En bref, une lecture riche et passionnante dans laquelle j’ai adoré me plonger. De plus, le format recueil est un genre que j’apprécie puisqu’il est impossible de s’ennuyer. On a à peine le temps de s’habituer à un récit, à des personnages qu’il est déjà temps de repartir. J’avoue que celle qui m’a le plu ému est l’histoire de Rimbault, une occasion ratée dont le besoin d’air frais aura fait tourner au malheur.

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