Chroniques

{Chronique} Une diva amoureuse, Jacques Mercier

   diva

Titre : Une diva amoureuse

Auteur : Jacques Mercier

Editeur : Ikor Editions

     Tout d’abord, je tiens à remercier les Editions Ikor pour m’avoir permis de découvrir ce second roman de Jacques Mercier.

     Un dramaturge, une actrice, la presse, voilà trois mots qui résument parfaitement le roman. L’histoire d’Arthur et Jeanne est au centre du livre ; c’est la bifurcation artistique que l’auteur décrit ici. Pour le public, le couple est encore aux anges, il les place sur un piédestal. Jeanne est la muse d’Arthur, Arthur est la source de Jeanne.

     L’écriture est simple, parsemées de citations choisies. Cela donne encore une autre dimension à la lecture, le théâtre est partout. On retrouve également les citations de l’œuvre qu’il est en train d’écrire, comme si elle était le reflet de sa vie. Le couple imaginaire joué par Jeanne et un autre acteur est aussi vivant que les protagonistes eux-mêmes (qui ne sont pas vraiment vivants non plus, mais on s’embrouille).

     Cependant, malgré une écriture simple, la lecture est coupée et un peu maladroite au début. L’auteur change de point de vue à, pratiquement, chaque paragraphe. On n’a pas d’indications sur certaines actions, d’endroits où les personnages auraient pu se rendre pour que ce soit clair. C’est assez dommage puisque cela casse un peu le rythme de la lecture. Mais peut-être était-ce voulu ?

     Revenons à l’histoire. Jusqu’à la rupture complète, la vérité qui éclate, Arthur et Jeanne sont dans le mensonge. Ils dupent leur entourage. Ils jouent un rôle. Le rôle d’être un couple heureux et aimant, ce qu’ils étaient avant, mais qu’ils ne sont plus. Si on ne devait retenir qu’une seule phrase de ce roman ce serait celle-ci : « Notre existence est une vaste comédie. » Nous jouons un rôle, nous sommes ce que nous voulons être. L’hypocrisie n’est que trop peu présente dans notre société. Personne ne laisse vraiment parler son cœur, le paraître plus important que l’être. On ne peut être, il faut paraître quelqu’un que la société voudrait que l’on soit. Si l’on s’en éloigne trop, on est jugé. L’auteur parle d’un sujet d’actualité brûlant sans s’y brûler les doigts.

      Egalement, le lecteur est face aux événements, à l’impuissance d’Arthur qui subit son destin. Il sombre doucement dans la noirceur du ressentiment alors que Jeanne brille de plus en plus aux bras de Louis. Arthur a compris cette vaste blague, Jeanne en est encore la victime. C’est en se dévoilant qu’il comprendra que sa vie n’a été que mensonge et théâtre. Un reste aveugle, l’autre retrouve la vue. Une clairvoyance qui lui permettra de trouver son salut. Une diva amoureuse est le conte de deux enfants, l’un devenu libre, l’autre encore prisonnier de son entourage et de sa propre conscience.

     Une œuvre que je vous recommande de lire malgré le défaut que l’on peut lui trouver. Je peux comprendre que ça puisse gêner certaines personnes à la lecture, mais si l’on joue le jeu, on est prit dans cette « vaste comédie » et on oublie vite.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? 🙂

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