Chroniques

{Chronique} Riquet à la houppe, Amélie Nothomb

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Titre : Riquet à la houppe

Auteur : Amélie Nothomb

Editions : Albin Michel

      Est-ce que vous vous souvenez de la façon dont vous rencontrez un auteur, de la façon dont son existence s’impose à vous ?

Je me souviens de la façon dont j’ai connu Amélie Nothomb. On étudiait la façon dont était adapté Stupeur et tremblements. On a donc regardé le film après avoir lu le roman au préalable. Ce fut un sacré coup de cœur.  S’en est ensuite suivies les lectures de Hygiène de l’assassin, Mercure, Les Catilinaires ainsi que Cosmétique de l’ennemi.

Ensuite, je ne sais pas pourquoi, j’ai abandonné de suivre ses publications et me suis tournée vers d’autres horizons littéraires. C’est à la sortie de Riquet à la houppe que j’ai voulu la redécouvrir, voir l’évolution, retrouver le plaisir de lire ses romans.  Et ce fut un deuxième coup de cœur.

Ce roman relate la vie de deux jeunes personnes gâtées par la vie (sauf dans la vision de leur entourage). Déodat est atrocement intelligent mais horriblement laid alors que Trémière est belle mais jugée bête. Deux personnes qui, en apparence, se complètent. On suite l’histoire de chacun de façon séparée pour ensuite assister à leur rencontre et leur avenir. Une sorte de quête à l’amour plus forte que les apparences, le destin fait son œuvre et les met chacun l’un sur le chemin de l’autre.

Rien qu’au titre on se doute du contenu de l’œuvre : une revisite du conte éponyme de Perrault. Dans le conte, les dons leurs sont transmis après la promesse de mariage. Alors que ce n’est pas le cas ici. Le récit, plus ancré dans la réalité, est retranscrit dans les possibilités du monde moderne. Ils sont seulement perceptibles par les deux protagonistes. Leurs dons exceptionnels font d’eux des créatures étrangères à la société et qui mènent une vie en marge de celle-ci. Par exemple, personne ne comprendra l’attachement de Trémière pour sa grand-mère ou l’admiration de cette dernière pour sa petite fille.

Dans un style propre et épuré, l’auteur décrit les étapes de la vie par lesquelles passent les jeunes gens, les épreuves et jugements qu’ils vont traverser. Mais, elle a apporté de la profondeur à ce conte grâce à certains détails. Déodat se passion d’ornithologie et devient chercheur dans ce domaine. Une passion pour une liberté sociale tant espérée, hors des apparences et du jugement des autres. On découvre également leurs premiers émois, les rencontres, les désirs. L’amour prend également une tout autre tournure. Il n’est qu’attirance mais également étrangeté. Un couple qui vivra en marge de la société encore une fois.

L’auteure nous livre ici une revisite écrite avec brio et passion. Elle nous prouve également que les sujets tels que ceux abordés dans le roman sont et seront toujours d’actualité. Il suffit juste de s’y pencher et y réfléchir. Un roman qui m’a probablement réconciliée avec l’auteure. Vivement 2017 ?

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2 réflexions au sujet de « {Chronique} Riquet à la houppe, Amélie Nothomb »

  1. Ouiiii vivement 2017 ! 😉 Je suis toujours impatiente de lire les nouveaux bébés de l’auteur^^ J’ai bien aimé ce roman mais ce n’est pas mon préféré. Si ça t’intéresse, j’ai fait une revue sur mon blog 🙂
    Bisous à toi !

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